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Institut national de la statistique et des études économiques

Résultats du recensement de la population 1999

Logo du recensement de la population 1999

Méthodologie et questionnaires

Les étapes du recensement de 1999

90 millions de questionnaires traités en trois temps

Le traitement des 90 millions de questionnaires du recensement (60 millions de bulletins individuels et 30 millions de bulletins pour les logements) puis la diffusion des résultats se déroulent en 3 grandes étapes : d’abord le dénombrement, ensuite les deux exploitations statistiques, principale puis complémentaire.

Le dénombrement

Le dénombrement consiste à dénombrer les individus et les logements. Réalisé en 1999, il a permis d’obtenir les chiffres de population pour tous les échelons géographiques (les « populations légales »). Ces statistiques, combinées avec les statistiques d’état-civil (naissances et décès), décrivent les évolutions de population (les « évolutions démographiques ») .

Les exploitations statistiques : principale et complémentaire

Après le dénombrement, viennent les exploitations statistiques. À partir des imprimés (essentiellement le bulletin individuel, la feuille de logement et le dossier d’immeuble collectif ) remplis par la population ou l’agent recenseur, l’Insee procède aux exploitations statistiques.

Ces imprimés sont saisis par des façonniers extérieurs.

L’Insee procède ensuite au codage automatique des questions (par exemple transformer un libellé de commune en code) et aux traitements statistiques nécessaires pour obtenir un fichier de données individuelles anonymes « propre » (imputation des valeurs manquantes, redressements, recodification) pour préparer la diffusion des résultats.

Les exploitations statistiques s’effectuent en deux temps de manière à mettre à disposition, le plus rapidement possible, l’essentiel des résultats : l'exploitation principale et l'exploitation complémentaire.

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Exploitation principale

La première exploitation statistique dite " principale " (ex-exploitation " légère ") est exhaustive, c'est-à-dire qu'elle traite la totalité des bulletins individuels et des feuilles de logement.

Les résultats de cette exploitation principale correspondent au traitement de la plupart des critères d'étude sur tous les bulletins.

Les résultats socio-économiques qui s'en dégagent peuvent être classés en 12 thèmes :

  • Population (âge, sexe, état matrimonial, actifs ou inactifs...) ;
  • Activité (taux d'activité par sexe, chômage, conditions d'emploi...) ;
  • Emploi (salariés ou non, temps partiel ou complet...) ;
  • Navettes domicile-travail ;
  • Formation (scolarisation et lieu d'études, diplômes, niveau d'études...) ;
  • Migrations (lieu de naissance, lieu de résidence au 1/1/90) ;
  • Nationalité (nationalité selon l'âge, sexe, taille des ménages,...) ;
  • Immigration (Français de naissance ou par acquisition, étrangers...) ;
  • Ménages (sexe, âge et activité de la personne de référence...) ;
  • Logements (type, nombre de pièces...) ;
  • Résidences principales (date d'emménagement, statut d'occupation, surface, garage-box-parking, confort/chauffage, nombre de voitures...) ;
  • Immeubles (date d'achèvement, nombre d'étages, nombre de logements, HLM ou non, chauffage collectif, évacuation des eaux, digicode, gardien...).

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Exploitation complémentaire

La seconde exploitation statistique dite " complémentaire " (ex-exploitation " lourde ") permet d'affiner les caractéristiques de l'emploi et de procéder à l'analyse détaillée de la composition des ménages et des familles.

Ces variables sont plus complexes à obtenir, c'est pourquoi l'exploitation complémentaire procède par sondage en métropole. Les départements d'outre-mer et certaines zones de métropole sont traitées exhaustivement (voir l'item " Tirage des échantillons ").

Les résultats socio-économiques qui s'en dégagent peuvent être classés en 13 thèmes :

  • les 12 thèmes déjà présentés lors de l' exploitation principale, enrichis d'une analyse sur les catégories socioprofessionnelles et sur le secteur d'activité ;
  • et un thème nouveau qui apparaît lors de cette exploitation complémentaire : le thème Familles (couples, familles monoparentales, nationalité et catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence, nombre et âge des enfants,...)

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Différences entre l'exploitation principale et l'exploitation complémentaire

Si l’exploitation principale est exhaustive, et donc significative à tous les échelons géographiques, l’exploitation complémentaire procède, en revanche, par sondage au quart (à l’exception de certaines zones traitées à l’exhaustif) et ne fournit des résultats significatifs que sur des zones géographiques d’une certaine taille (voir « précision des résultats »).

Le processus statistique de calcul de variables (codification, redressements...) est identique pour les 2 exploitations : principale et complémentaire.

En conséquence, une différence observée entre une valeur à l'exploitation principale et cette même valeur à l'exploitation complémentaire est-elle dûe uniquement à la différence de taux de sondage entre ces deux exploitations

Les seules variables modifiées entre les deux exploitations sont les suivantes :

  • dans les fichiers de l’exploitation complémentaire, le statut des actifs occupés tient compte de la profession chiffrée (par exemple, considérons quelqu’un qui n’a pas répondu à la question concernant le statut et qui été redressé en salarié à l’exploitation principale : si cette personne a indiqué « artisan plombier » comme profession, alors, elle sera classée, à l’exploitation complémentaire, parmi les non salariés) ;
  • de la même façon, la commune de lieu de travail est remplacée par celle de l’établissement employeur quand ce dernier a été identifié (par exemple, « la Défense » est remplacée par celle des trois communes sur laquelle est située l’établissement où travaille l’individu) ;
  • dans les fichiers de l’exploitation complémentaire, la résidence antérieure affectée aux personnes nées entre les deux recensements est celle de la mère de famille, à défaut celle du père de famille, à défaut encore celle de la personne de référence du ménage. Dans les fichiers de l’exploitation principale, c’était la résidence antérieure de la personne de référence du ménage qui était automatiquement affectée ;
  • l’analyse des structures familiales du ménage permet de déterminer avec plus de rigueur la personne de référence du ménage. Un certain nombre de codes dérivés sont donc ainsi modifiés.

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Quelques précisions sur l'exploitation complémentaire

Tirage des échantillons

Le sondage au quart réalisé pour l’exploitation complémentaire est un tirage systématique, sur fichier trié, d’une unité sur quatre. Cette méthode donne des résultats similaires à un tirage stratifié sur les mêmes critères de tri.

Le tirage s'applique sur les logements pour les ménages et assimilés et les logements vides, et sur les individus pour les communautés et assimilés.

Pour les ménages et assimilés, les enregistrements sont triés selon 5 critères :

  • le département et la commune de résidence ;
  • une catégorie sociale approchée de la personne de référence du ménage ;
  • un type de ménage ;
  • la taille du ménage ;
  • une catégorie sociale approchée du conjoint.

Pour les logements vides, les enregistrements sont triés sur le département et la commune.

Pour les communautés et assimilés, le tirage d'individus est réalisé sur un fichier trié selon la commune, le type de communauté et la date de naissance.

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Zones traitées de manière exhaustive

Certaines zones géographiques traitées à l'exhaustif ont été intégrées à l'échantillon de l'exploitation complémentaire. Il s'agit plus particulièrement des départements d'outre-mer, des deux départements de la Corse, de quelques communes et de certaines zones infra-communales (petites Zones Urbaines Sensibles et certains îlots).

La liste ci-dessous précise les zones (hors compléments démographiques [1]) qui ont été traitées de façon exhaustive à l’exploitation complémentaire :

  • Les départements d'Outre-Mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion) et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon
  • La région Corse (toutes les communes des départements 2A et 2B)
  • Les commune de Nevers (Code 58194), Sens (Code 89387), Laval (Code 53130), la Roche-sur-Yon (Code 85191), Chambéry (Code 73065)
  • La communauté de communes de Candé : les communes de Angrie (Code 49008, Candé (Code 49054), Challain-la-Potherie (Code 49061), Chazé-sur-Argos (Code 49089), Freigné (Code 49144), Loiré (Code 49178)
  • La communauté de communes de Segré : les communes de Aviré (Code 49014), Le Bourg-d’Iré (Code 49037), La Chapelle-sur-Oudon (Code 49077), Châtelais (Code 49081), La Ferrière-de-Flée (Code 49136), L’Hôtellerie-de-Flée (Code 49158), Louvaines (Code 49184), Marans (Code 49187), Montguillon (Code 49208), Noyant-la-Gravoyère (Code 49229), Nyoiseau (Code 49233), Sainte-Gemmes-d’Andigné (Code 49277), Saint-Martin-du-Bois (Code 49305), Saint-Sauveur-de-Flée (Code 49319), Segré (Code 49331)
  • Le Pays de Chateaubriant : les communes de Châteaubriand (Code 44036), Ruffigné (Code 44148), Saint-Aubin-des-Châteaux (Code 44153), Soudan (Code 44199), Derval (Code 44051), Jans (Code 44076), Lusanger (Code 44086), Mouais (Code 44105), Saint-Vincent-des-Landes (Code 44193), Sion-les-Mines (Code 44197), Grand-Auverné (Code 44065), Issé (Code 44075), Louisfert (Code 44085), La Meilleraye-de-Bretagne (Code 44095), Moisdon-la-Rivière (Code 44099), Fercé (Code 44058), Noyal-sur-Brutz (Code 44112), Rougé (Code 44146), Soulvache (Code 44200), Villepot (Code 44218), La Chapelle-Glain (Code 44031), Erbray (Code 44054), Juigné-des-Moutiers (Code 44078), Petit-Auverné (Code 44121), Saint-Julien-de-Vouvantes (Code 44170), Blain (Code 44015), Bouvron (Code 44023), Fay-de-Bretagne (Code 44056), Le Gâvre (Code 44062), Notre-Dame-des-Landes (Code 44111), Abbaretz (Code 44001), Nozay (Code 44113), Puceul (Code 44138), Saffré (Code 44149), Vay (Code 44214), La Chevallerais (Code 44221), La Grigonnais (Code 44224).
  • Quelques communes du district d'Angers : Avrillé (Code 49015), Briollay (Code 49048), Ecouflant (Code 49129), Feneu (Code 49135), Montreuil-Juigné (Code 49214), Mûrs-Erigné (Code 49223), Pellouailles-les-Vignes (Code 49238), Saint-Clément-de-la-Place (Code 49271), Saint-Léger-des-Bois (Code 49298), Saint-Martin-du-Fouilloux (Code 49306), Saint-Sylvain-d’Anjou (Code 49323), Soucelles (Code 49337), Trélazé (Code 49353).
  • 132 ZUS (Zones Urbaines Sensibles)

[1] Les districts concernés par une enquête associée au recensement (Enquêtes "Etude de l’Histoire Familiale" et "Vie Quotidienne et Santé"). Les ménages ou individus (pour les communautés), hors exploitation complémentaire, faisant partie des échantillons démographiques, EDP (échantillon démographique permanent) ou MDCS (Mortalité différentielle par catégorie socioprofessionnelle) ont été traités mais ne font pas partie de la diffusion du RP99.

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Précision des résultats

Quels que soient les efforts employés lors de la collecte, les questionnaires du recensement présentent des imperfections dues à des causes diverses : unités non recensées, personnes recensées deux fois, absence de réponse à certaines questions, réponses inexactes. Ces imperfections affectent surtout les unités se trouvant dans une situation complexe ou marginale. En outre, certaines erreurs de traitement ont pu se produire lors de l'opération de saisie-chiffrement.

L'existence de ces imperfections, inhérentes à toute opération statistique, ne doit pas être oubliée même si elles ne ressortent pas clairement de l'examen des résultats, puisque, lors de la codification, on a pu corriger des incompatibilités et, dans certains cas, attribué une valeur plausible aux variables non renseignées.

Dans le cas des résultats tirés de l'exploitation complémentaire, il s'ajoute une incertitude due à l'échantillonnage.

La théorie des sondages permettrait d'estimer la précision de chaque donnée, pour chacune des méthodes utilisées, à condition de procéder à des tabulations complexes pour chacune d'elles. Dans des études expérimentales, on a pu constater le bien fondé de la théorie avec des simulations qui en précisent les indications.

L'incertitude sur un total est essentiellement fonction de l'effectif à estimer ; on peut ainsi, en première approximation, prendre comme intervalle de confiance à 95 % (un tel intervalle a 95 chances sur 100 de recouvrir le résultat que donnerait un dépouillement exhaustif) :

formule , arrondi à arrondi

Le tableau ci-dessous donne les intervalles de confiance ainsi calculés pour quelques valeurs de x :

Intervalle de confiance à 95%
Résultat 1/4
1 000 000 996 000 - 1 004 000
100 000 98 700 - 101 300
10 000 9 600 - 10 400
1 000 870 - 1 130
100 60 - 140

Il y a lieu de remarquer que les petits nombres peuvent être entachés d'une erreur relative très importante. Néanmoins, ils peuvent être maintenus dans les tableaux, car cela rend possible d'éventuels regroupements, ainsi que des recoupements entre tableaux différents.

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Questionnaires

Le bulletin individuel

Le bulletin individuel porte sur l’état civil (sexe, âge, état matrimonial, nationalité), le lieu de naissance, le lieu de résidence au dernier recensement, la formation (niveau d’études et diplômes), la profession et les déplacements (domicile-travail).

La feuille de logement

La feuille de logement décrit les caractéristiques du logement (année de construction, nombre de pièces, surface du logement, nombre de salles d’eau, mode de chauffage, statut d’occupation, année d’emménagement, existence d’un parking, nombre de voitures...).

Elle permet de dresser également la liste des occupants du logement.

Le dossier d’immeuble collectif (DIC)

Le dossier d’immeuble collectif permet de caractériser l’immeuble : année de construction, nombre d’étages, nombre de logements, existence de chauffage collectif, d’un ascenseur, d’un système de sécurité à l’entrée de l’immeuble, présence d’un gardien...

Les questionnaires ont été conçus pour être simples à remplir et ont été testés préalablement au recensement pour vérifier la bonne compréhension des questions par le public

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Documents associés